(BFM Bourse) - L’indice parisien a clôturé en hausse vendredi, les investisseurs se montrant quelque peu rassurés par l’absence d’indications claires du président de la Réserve fédérale sur l’évolution des taux. Cette progression porte ses gains hebdomadaires à près de 2%.
La Bourse de Paris achève la semaine sur une bonne note. Son indice phare, le CAC 40, a progressé de 0,28%, à 7.956,70 points, à la clôture de ce vendredi 16 octobre.
Cette hausse permet à l’indice parisien d’afficher une progression proche de 2%, 1,97% exactement, sur la semaine. Il signe ainsi sa meilleure performance hebdomadaire depuis la première semaine d’août, durant laquelle il avait gagné 2,41%.
La semaine a pourtant été marquée par la publication, aux États-Unis, d’indicateurs d’inflation supérieurs aux attentes. Cette accélération des prix outre-Atlantique donnait des arguments en faveur d’une hausse des taux dès le mois d’octobre.
"La semaine a été marquée par le premier impact du rebond des prix énergétiques sur les données d’inflation américaine. Le CPI (indice des prix à la consommation, NDLR) total est sorti à 3,7% versus 3,4% en août, porté par une hausse de l’essence de 9,1% sur le mois, mais surtout avec une partie sous-jacente au-dessus des attentes à 2,6% et 2,4%. L’indice des prix à la production est remonté de 6,3% versus 5,4% en août soit sa plus forte progression sur plus de 4 ans", rappelle Edmond de Rothschild.
Pas d’indications de la Fed
Pour autant, lors d’une conférence organisée en marge des assemblées du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, Kevin Warsh s’est abstenu de donner la moindre indication sur une éventuelle hausse des taux directeurs à l’issue de la prochaine réunion de la Fed, prévue fin octobre.
"Ces silences ont été plus rassurants que prévu. Il n’a pas préparé les investisseurs à une nouvelle hausse de taux. Cela n’étonne personne, mais son silence reste rassurant..[...] Il a simplement évité, une nouvelle fois, de valider le scénario le plus restrictif", estime John Plassard, Associé et responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion à l'antenne de BFM Business, ce vendredi 16 octobre.
"Comme les gouverneurs de la Fed avaient indiqué cet été ne pas surréagir à deux chiffres d’inflation bas (juin et juillet), il est probable qu’ils ne surréagissent pas à deux chiffres élevés (août et septembre) lors de la réunion d’octobre. D’autant plus qu’ils ont encore prôné une certaine patience dernièrement, que les effets des tarifs douaniers et du choc énergétique devraient s’estomper et que les indicateurs sur l’activité ou l’emploi ne montrent pas la surchauffe que l’on pouvait craindre début septembre, lorsque la Fed a relevé son taux directeur", décrypte Xavier Chapard, de LBPAM.
Les marchés attribuent une probabilité de 87,3 % à un statu quo en octobre et anticipent plutôt une hausse des taux en décembre, avec une probabilité estimée à 77,8 %, selon l'outil CME FedWatch.
"Nous anticipons toujours une hausse des taux de la Fed en décembre, et éventuellement une dernière au premier trimestre 2027, pour atteindre une fourchette de 4,25 % à 4,50 %. Le risque d’une hausse des taux dès octobre a légèrement augmenté avec ce rapport sur l’inflation, mais il reste limité selon nous. Même si le marché a retiré l’une des hausses de taux qu’il anticipait fin septembre, il continue d’en prévoir plus d’une supplémentaire par rapport à nous l’année prochaine", ajoute-t-il.
Schneider Electric recule malgré une publication de haute volée
Schneider Electric a cédé 1,8% Bourse malgré l'annonce d'un chiffre d’affaires "record" au troisième trimestre et le relèvement de ses objectifs financiers pour l’année 2026.
Sur les autres marchés, l'euro prend 0,3% face au billet vert à 1,1246 dollar. Le pétrole reprend un peu de couleurs. Le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord gagne 0,3% à 106,21 dollars le baril tandis que celui de novembre sur le WTI progresse de 0,15% à 98,12 dollars le baril.
